DAVOS

Nous sommes à la fin du mois de janvier, donc à l’heure du Forum économique mondial de Davos. Le président chinois Xi Jinping, la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre japonais Yoshihide Suga et la directrice de la Banque centrale européenne Christine Lagarde comptent parmi les orateurs les plus en vue de cette année.

Mais Davos n’a pas été épargné par la pandémie, au lieu de se réunir dans la station de ski suisse, les invités l’ont fait en visioconférence.

Alors que l’économie mondiale est en pleine crise, les sujets ne manquent pas : la montée en flèche du chômage et de l’endettement, l’inégalité croissante des revenus et le changement climatique.

Et, comme tout le monde, cette réunion mondial fonde des espoirs sur le retour à la normale, une réunion en présentielle est prévue à Singapour en mai.

PUBLICATION DES RESULTATS TRIMESTRIELS DES FAANG

Surpassé par la hausse des actions de valeur à la fin de l’année 2020, les actions technologiques ont connu un regain d’intérêt dans la marche implacable de la pandémie. Cela se reflète dans les récents gains de l’indice de croissance, le Russell 1000.

Les résultats pourraient ramener la capitalisation boursière combinée des FAANG – Facebook, Amazon, AAPL Netflix et Google-parent Alphabet – au-dessus de leur pic historique de 6,16 billions de dollars.

Netflix a fait sa part, les chiffres de souscription robustes rapportés le 19 janvier ont fait grimper ses actions de 17%. Le reste est maintenant attendu avec impatience. Morgan Stanley a relevé l’objectif de prix pour Apple en raison des chiffres records du trimestre dernier.

AFFLUX DE LIQUIDITES VERS HONG KONG

Des montants records de liquidités chinoises affluent sur la place boursière d’Hong Kong, faisant passer l’indice Hang Seng au-dessus de la barre des 30 000. Cela fait de lui, l’un des indices les plus performants au monde.

Ces flux ont également fait chuter les taux interbancaires de Hong Kong à leur plus bas niveau depuis plusieurs années, ce qui signifie que les autorités n’auront peut-être même pas besoin d’injecter des liquidités, comme elles le font habituellement à l’approche du Nouvel An qui a lieux en février.

Une prochaine introduction en bourse de 5 milliards de dollars de la société chinoise de vidéo en ligne Kuaishou pourrait attirer encore plus d’argent du continent.

Pour une ville secouée par des troubles pro-démocratiques depuis 2019, cette approbation est un point positif pour les marchés. À moins que l’on ne considère cela comme un autre signe de la mainmise politique et financière croissante de la Chine sur cette région.

BONNES PREVISIONS POUR LES ACTIONS EUROPENNES

Les entreprises européennes du STOXX 600 devraient enregistrer une baisse de 26 % de leurs bénéfices au cours du quatrième trimestre. Mais c’est du passé, regardons plutôt la saison janvier-mars 2021 où l’on prévoit un bond de 44% des bénéfices.

Une telle hausse semble intrigante compte tenu des nouveaux blocages à l’échelle du continent. L’explication réside dans les cycles de consommation, dont Refinitiv (fournisseur mondial de donnés) prédit qu’ils afficheront une hausse spectaculaire de 3 118 % des bénéfices, par rapport au creux pandémique du premier trimestre 2020.

Si l’on considère les actions individuelles, Daimler (1 471 %), Fiat Chrysler, aujourd’hui Stellantis (177 %) et Volkswagen (602 %) sont les principaux contributeurs. Les constructeurs automobiles ont connu leurs plus fortes révisions de bénéfices depuis dix ans et ont fait grimper leurs actions à leurs plus hauts niveaux depuis 14 mois.

SANTE ECONOMIQUE MOINS PIRE QUE PREVU

La semaine prochaine, la France, l’Espagne et l’Allemagne présenteront des données préliminaires sur leur PIB au quatrième trimestre. Ces données sont dépassées et nous savons déjà que le premier trimestre sera marqué par une baisse d’activité due à la prolongation du confinement en Europe. Mais ne soyons pas trop hâtifs en rejetant les chiffres de fin-2020.

Si les économies se sont mieux comportées que prévu, cela permet d’amortir le choc de ce trimestre, c’est la conclusion à laquelle sont parvenus certains économistes : la croissance de l’Allemagne s’est avérée moins mauvaise que ce que l’on craignait.

Soyez également attentifs aux chiffres de l’inflation en Allemagne pour janvier. Ceux-ci pourraient montrer qu’une inversion des réductions de TVA atténue la pression à la baisse sur les prix. En bref, au milieu de la douleur infligée par la fermeture des commerces, certains points positifs pourraient bien se cacher.

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