ACCORDS COMPLIQUES

La Grande-Bretagne et l’Union européenne seraient sur le point de conclure un accord commercial post-Brexit qui réglementerait leurs relations après la fin de la période de transition, le 1er janvier 2021.

Les diplomates affirment qu’il reste trois points de friction et les dirigeants européens soulignent la nécessité de se préparer à un « no-deal ». La date du Brexit a déjà été repoussé à plusieurs reprises mais les négociateurs font un dernier effort et on prévoit que Londres et Bruxelles parviendront à un accord provisoire.

Le récent rebond de la livre sterling et des actions britanniques est en partie dû à un potentielle vaccin COVID-19 et d’un accord Brexit.

SIGNAUX D’ACHAT

Dans une année typique, les consommateurs américains se préparent pour le « vendredi noir », le coup d’envoi de la saison des vacances. Cependant, nous sommes en 2020 et avec la recrudescence des cas de coronavirus nous avons du mal à imaginer une foule qui s’entassent dans les magasins pour faire leurs affaires.

Oxford Economics s’attend à ce que les ventes des fêtes n’augmentent que de 0,6 % par rapport à l’année dernière, en raison du COVID-19, de la baisse des revenus et de la faiblesse du marché de l’emploi. Macy’s s’attend à une période difficile avec une possible baisse de 20 % des ventes au cours de l’automne.

Les détaillants ne sont pas tous moroses : Walmart prévoit une saison des fêtes prometteuse malgré les ventes en ligne qui s’envolent. Les prochains bénéfices de Nordstrom, Gap et Dollar Tree offriront davantage de conseils.

L’indice des magasins de détail Solactive-ProShares Bricks and Mortar a légèrement dépassé le S&P500 cette année, mais cela reste inférieur au bond de 70 % enregistré par Amazon, le grand gagnant de l’économie domestique. La promesse du vaccin met potentiellement les consommateurs américains dans l’ambiance des achats.

PRODUCTION MANUFACTUIRERE À LA BAISSE

La publication de l’indice PMI (production manufacturière) révèlera l’activité commerciale de novembre en Europe et aux États-Unis et par conséquent l’ampleur des dégâts causés par la résurgence du coronavirus et les restrictions imposées pour le contenir.

Après avoir rebondi sur le creux initial de COVID-19, les indices PMI mondiaux oscillent à nouveau autour de 50, la barrière entre expansion et contraction.

La période actuelle ne devrait pas refléter celle du premier confinement, les restrictions étant moins sévères et les entreprises mieux préparées. Mais si l’on en croit la réaction du marché aux dernières données américaines plus faibles que prévu, les investisseurs pourraient ralentir les marchés par excès de prudence jusqu’à ce qu’un vaccin soit mis en place, que les mesures de relance budgétaire en Europe et aux États-Unis soient confirmées et que les signes d’un rebond soient bien ancrés.

LE WON A SURVEILLER

Les Sud-Coréens sont à la recherche d’une monnaie plus forte. Personne ne s’attend à ce que la Banque de Corée s’occupe des taux d’intérêt déjà très bas lors de sa réunion de jeudi.

Au lieu de cela, tous les regards sont tournés vers les marchés des devises, où la banque centrale vendrait le won pour l’empêcher d’atteindre 1 100 dollars, une limite qui pourrait nuire à une économie reposant sur les exportations technologiques.

D’autres pays sont confrontés à un dilemme similaire. La reprise rapide de l’Asie après la pandémie et l’augmentation des rendements, associées à un ralentissement des investissements et des importations, créent un vent contraire pour les devises.

Les autorités thaïlandaises et chinoises s’efforcent également de tirer parti des gains en baht et en yuan. L’Indonésie et les Philippines ont profité de l’occasion pour rapidement procéder à des baisses de taux ce mois-ci.

RETOUR FRACASSANT DU BITCOIN

Le bitcoin a grimpé de plus de 150 % cette année, se rapprochant du record de 2017 qui se situe aux alentours de 20 000 dollars. Beaucoup s’attendent à ce que le rallye se termine en drame comme ce fut le cas il y a trois ans, lorsque bitcoin a chuté de 50 % en l’espace d’un mois.

D’autres sont d’un avis différent : L’analyste de Citi Tom Fitzpatrick a prédit que le bitcoin dépasserait les 300 000 dollars dans les 12 à 24 mois. Les partisans du bitcoin citent l’amélioration des infrastructures du marché, une plus grande présence des investisseurs traditionnels et une meilleure liquidité pour justifier l’essor de la cryptomonnaie.

Alors que les banques centrales sont en pleine phase d’impression de la monnaie, l’offre de bitcoin est plafonnée. Mais il s’agit toujours d’un marché volatile, dominé par les particuliers, avec une réglementation inégale et des piratages fréquents. Pour l’instant, les investisseurs sont optimistes et espèrent passer rapidement le cap des 20 000 $ pour atteindre de nouveaux plus hauts historiques.

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